Tous les articles par Laurence Campet

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Iliade / Brisée

L’Iliade est une passion, une passion d’enfance qui a grandi et dont je ne me défais pas.

Texte et jeu : Laurence Campet                                                                                    Composition et interprétation musicales : Orestis Kalampalikis           Création des images : Nathalie Hervieux                                                               Création lumières : Manon Geffroy                                                                           avec la complicité artistique de Fatima Aïbout et Françoise Huguet

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Une Iliade rock au féminin.

Briséis – la captive d’Achille, devenue sa compagne – nous raconte son Iliade, ces 51 jours de colère sous les remparts de Troie. Pendant que les hommes sont sur le champ de bataille, les femmes sont à l’ouvrage. Leur poésie est dans leurs mains, dans leurs tissages. Mais le tissu n’a pas la force des mots. Il ne passe pas les siècles.

Princesse devenue butin de guerre, enjeu de l’Iliade elle-même, puis oubliée…, comme les peintures murales de l’époque mycénienne, Briséis est sur le point de tomber en poussière. Contre l’oubli, elle prend la parole…

Iliade / Brisée part de cette volonté : écouter le battement féminin, remettre les mots dans les bouches des femmes.

Par moments, le récit est suspendu pour un temps d’échange avec les spectateurs, puis l’histoire reprend, comme la guerre après la trève.

Un conte musical

L’Iliade appelle la musique. Le poème était, autant qu’on le sache, chanté, avec un accompagnement musical. Mais ce qu’on sait de l’aède est peu de chose. D’Homère, on sait encore moins. Le texte qui nous est parvenu est sur bien des points sujet à caution. Et bien entendu, nous avons dû traduire, adapter, réécrire…

De même pour la musique.

Nous avons choisi de mêler le rock et la tradition issue de l’Antiquité, pour faire entendre les résonances qu’a aujourd’hui ce texte fondateur, lui rendre aussi sa liberté en s’autorisant une part d’improvisation, en lien avec le public. Une liberté que l’aède prenait sans doute – on peut du moins le rêver…

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Le spectacle a été créé du 30 novembre au 18 décembre 2016

au Théâtre de l’Epée de Bois – 75012 Paris

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Wolfgang

 

Visuel

 

Texte de Yannis Mavritsakis

Traduction Dimitra Kondylaki et Emmanuel Lahaie

Création à l’Atalante – Paris  du 5 au 12 décembre 2014

Au Théâtre Eurydice – Plaisir les 19 et 20 mars 2015

Reprise à l’Atalante du 1er au 12 avril 2015

 

Dans une banlieue pavillonnaire aseptisée, où les haies sont comme taillées au couteau, où l’idéal de vie familiale petit bourgeois demeure brandi comme un étendard, même si plus personne n’y croit, Wolfgang rêve d’un amour absolu et éternel.

Entre des valeurs transmises par des ancêtres écrasants ou dénaturés et un idéal social étriqué, Wolfgang ne sait pas sortir d’une adolescence fort prolongée et devient un Arnolphe pathétique à la cruauté naïve.

Yannis Mavritaskis convoque dans le fait divers les fantômes d’Hamlet et de Prométhée (la conception de la femme transmise à Wolfgang par son encombrant ancêtre semble héritée en droite ligne des pensées retorses qui ont présidé à l’invention de Pandora, la première femme…) pour tendre un miroir à notre monde en crise. 

avec Joséphine De Surmont, Antoine Doignon, France Ducateau, Pascal Henry, Hélène Jupin, Dominique Verrier

lumières : Manon Geffroy - images : Nathalie Hervieux -scénographie : Fanny Laplane

mise en scène : Laurence Campet

 

 

 

 

 

 

 

Coproduction : Groupe Marcelle Proust, Compagnie RL, avec le soutien de la Commission nationale de l’Aide à la création de textes dramatiques, de l’ADAMI, de la SPEDIDAM, du Théâtre Eurydice – Plaisir et de l’Atalante – Paris.